Les Bleus balayés…

« Bleus balayés » en match : Détails importants

Lors de leur quatrième match dans le cadre du Mondial, le jeudi à Ostrava, l’équipe nationale française a subi une lourde défaite face à l’implacable équipe américaine (5-0). Si Quentin Papillon n’avait pas sorti le grand jeu en tant que gardien une fois sur le terrain, les Bleus, qui étaient à 4-0 dès la première mi-temps, auraient sans doute été laminés. Ils doivent leur salut à la performance exceptionnelle de ce dernier, le portier des Boxers, qui a été héroïque.

Le passage aux États-Unis n’était qu’un aperçu d’un banquet à quatre services indigeste, avec la Slovaquie, la Suède et l’Allemagne au programme. Les Bleus étaient légitimement nerveux face à ce premier grand défi contre l’une des meilleures formations du monde. Les joueurs américains, tous des vedettes de la LNH, ont écrasé l’équipe de France (5-0) jeudi soir sur la patinoire d’Ostrava. Heureusement pour les Tricolores, Quentin Papillon a brillamment défendu les buts après son entrée en jeu, sinon le score aurait pu être encore plus défavorable lors de cette quatrième rencontre du Championnat du monde de hockey.

Le début de match désastreux de l’équipe dirigée par Philippe Bozon a deviné ce qui allait se passer lors de cette rencontre. Face à des Américains largement supérieurs en vitesse, les Bleus n’ont pas réussi à reprendre pied. Les instants initiaux du match ont été un véritable cauchemar pour l’équipe qui avait réussi à battre la Pologne la semaine précédente. Les Américains ont rapidement pris l’avantage grâce à un but de Brock Nelson lors de leur toute première attaque en moins d’une minute.

Papillon, la lueur d’espoir…

D’autres actions offensives ont permis à l’équipe américaine d’aggraver le score par un tir de Matt Boldy depuis un angle fermé qui a surpris le gardien français Julian Junca. Coincés et dépassés, les Français semblaient assister passivement à l’offensive américaine. Matt Boldy s’est une nouvelle fois illustré par un autre but, augmentant l’écart entre les deux équipes en cette première période. Celle-ci s’est conclue par un quatrième but américain signé Johnny Gaudreau. Avec déjà un écart de quatre buts à la fin des vingt premières minutes de jeu, et pas une seule occasion d’attaquer, on pouvait craindre le pire pour les Bleus. C’est alors que Philippe Bozon a procédé au changement de gardien pour introduire Quentin Papillon.

Le portier des Boxers de Bordeaux, en grande forme, a multiplié les arrêts dans les cages tandis que ses coéquipiers tentaient inlassablement de contenir leurs adversaires (à quatre reprises). Ils sont ainsi parvenus à préserver leurs cages inviolées pendant 37 minutes. Ils ont même été sur le point d’accrocher un match nul (0-0) contre les Américains durant la deuxième et la troisième période. Cependant, Shane Pinto en a décidé autrement. Trente secondes plus tôt, Kévin Bozon avait manqué une opportunité de marquer un but face à un grand adversaire (ce qui n’avait pas été le cas l’année précédente face aux Suédois, aux Allemands et également aux Américains). Si la victoire a une fois de plus échappé aux Bleus, Quentin Papillon a au moins permis d’éviter un score plus lourd.