Montpellier: « On était trop faibles dans la tête », déplore Canayer

Montpellier: Canayer déplore une faiblesse mentale de l’équipe

Suite à la défaite de Montpellier à Kiel, qui a suivi une victoire de neuf buts lors du match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions, Patrice Canayer, le coach de l’équipe de Montpellier, exprime sa déception quant à la performance mentale de ses joueurs, qu’il estime insuffisante pour un événement de cette envergure.

Montpellier a subi une déception majeure en Allemagne face à Kiel durant le quart de finale retour, malgré une victoire initiale avec une avance de neuf buts. Jeudi soir, cette chute brutale a été dure à digérer aussi bien pour Patrice Canayer, l’entraîneur, que pour son équipe. Au terme de cette rencontre, qui a marqué sans qu’il le sache son ultime présence européenne à la tête du MHB, Canayer et ses joueurs ont difficilement trouvé le repos, bouleversés par l’issue de la confrontation.

Durant ce match, l’équipe montpelliéraine a été dominée, ne trouvant pas ses marques ni en défense ni en attaque, réussissant à inscrire seulement 21 buts pendant ce match catastrophique. Canayer a identifié la principale cause de ce désastre dans une fragilité psychologique. Selon lui, la force mentale est primordiale et son équipe en a cruellement manqué, comme il l’a confié à L’Equipe, se lamentant sur le faible nombre de buts et d’occasions de son équipe.

Canayer : « La peur nous a paralysés »

« Pour inscrire des buts, il est essentiel de tenter sa chance. Lorsque les joueurs hésitent à tirer, cela complique les choses, et quand ils finissent par shooter, le résultat est loin d’être convaincant. » Pour Canayer, qui s’apprête à clore son chapitre avec Montpellier à l’issue de la saison, l’explication de cet échec réside aussi dans la jeunesse de son équipe. Il souligne le manque d’expérience de son groupe, incapable de gérer ce type de situations sous pression.

Selon lui, cette inexpérience a engendré une grande nervosité, contribuant directement au désastre rencontré contre Kiel. « Notre manque d’audace dans le jeu de transition révèle notre peur. » Malgré tout, l’entraîneur considère cette douloureuse expérience comme une leçon pour son équipe. « Nous n’étions pas assez forts pour remporter ce match, mais la qualification était à notre portée… C’était une occasion d’apprentissage pour l’équipe. » Même s’il aurait préféré éviter cette leçon, Canayer reconnaît son utilité pour l’avenir de Montpellier.