« Une vie de merde », les confessions de Julia Simon

Confessions de Julia Simon sur sa « Vie de merde »

Conviant à s’exprimer devant un auditoire de collaborateurs à Annecy, Julia Simon a partagé les moments forts de sa remarquable saison ainsi que les incertitudes qui l’ont suivie tout au long de celle-ci.

Durant la période hors compétition, Julia Simon trouve le temps de se dédier à sa passion secondaire, l’ébénisterie, malgré le redémarrage progressif des entraînements. Cette athlète française, dotée d’un emploi du temps bien rempli, a réussi à consacrer une partie de son jeudi à la tenue d’une conférence destinée aux employés de plusieurs sociétés basées dans la région d’Annecy. Sur son compte Instagram, elle a partagé son enthousiasme : « Ce jeudi marquait la première fois que je menais une conférence. Ce fut un moment riche en partages », déclare-t-elle.

Originaire des Saisies, Julia Simon a également eu l’occasion, lors de cette rencontre, de revenir sur sa saison extraordinaire ponctuée par l’obtention de quatre médailles d’or lors des championnats du monde. Elle décrit cette période comme « une saison inoubliable qui a véritablement décollé après des débuts hésitants », selon ses mots rapportés par Le Dauphiné, avant de qualifier l’ensemble de l’aventure comme « une saison incroyable ».

Le recours à un soutien psychologique

La saison remarquable de Julia Simon n’est cependant pas la seule raison de sa présence dans l’actualité. Elle a effectivement fait l’objet d’accusations sérieuses de la part d’une coéquipière, Justine Braisaz-Bouchet, et d’un membre du personnel de l’équipe de France. La biathlète, originaire d’Albertville, est soupçonnée de fraude à la carte bancaire, de vol, ainsi que d’abus de faiblesse, après que des achats aient été effectués sans le consentement de Justine Braisaz-Bouchet, avec la carte de cette dernière, concernant des produits high-tech livrés chez Julia Simon.

Face à ces accusations, Julia Simon n’a pas caché sa détresse : « Il m’est arrivé de penser, en rentrant chez moi, que tout allait mal dans ma vie », a-t-elle exprimé, avant de relativiser en ajoutant : « Mais on se rend compte qu’il y a des situations bien plus préoccupantes dans l’existence. » Dans ces moments difficiles, elle a pu compter sur le soutien indéfectible de sa famille d’agriculteurs, mais aussi sur celui d’un psychologue et de Marie-Laure Brunet, une ancienne biathlète de renom qui « partageait son vécu », comme le souligne Simon. Une solidarité qui lui a été d’un grand soutien.