Tsitsipas: « Il faut être un super-héros »

Tsitsipas : Nécessité d’être un super-héros au tennis

À l’instar du tournoi de Madrid, le tournoi Masters 1000 se tenant à Rome s’étend maintenant sur une période de dix à douze jours, au lieu de la durée habituelle d’une seule semaine qui était la norme précédemment. Malgré sa présence continue dans la compétition, Stefanos Tsitsipas exprime son insatisfaction vis-à-vis de cette modification apportée au format du tournoi. Suite à son succès contre Norrie ce lundi, le joueur grec n’a pas manqué de partager à nouveau son désarroi concernant cette récente adaptation du programme du tournoi.

Toute modification apportée à l’organisation ou au programme entraîne inévitablement des débats, avec des avis partagés entre partisans et opposants. Récemment, le monde du tennis est secoué par une innovation majeure : la majorité des tournois Masters 1000 s’étendent désormais sur dix à douze jours, alors qu’ils se concluaient précédemment en une semaine. Ce changement affecte des événements de premier plan tels que Madrid, Rome, et Shanghai, qui rejoignent ainsi la durée des tournois du Grand Chelem.

Si le Masters de Monte-Carlo et le tournoi indoor de Paris (Rolex Paris Masters), qui s’apprête à être accueilli par la Paris La Défense Arena, restent pour le moment à l’écart de cette transformation majeure, il est légitime de se demander combien de temps ils y échapperont encore, compte tenu de la tendance actuelle. Pour plusieurs compétiteurs, l’allongement des Masters 1000 à près de deux semaines est perçu comme une anomalie flagrante. Stephanos Tsitsipas, parmi d’autres contestataires, exprime clairement son mécontentement.

Tsitsipas : « Un préjudice pour le tennis »

Lundi, suite à sa victoire contre Norrie à Rome, le joueur classé 8ème mondial a renouvelé sa critique de cette révision du calendrier. « Se voir imposer des jours supplémentaires exige d’être presque surhumain pour maintenir une performance constante pendant dix jours d’affilée à chaque tournoi jusqu’à son terme. C’est une tâche ardue », s’insurge Tsitsipas, particulièrement préoccupé par les répercussions sur la santé des athlètes. « La durée d’un Masters 1000 est cruciale et influe significativement sur le risque de blessures… J’ai déjà souligné que le calendrier avait une incidence majeure à cet égard. L’impact débute sur le plan mental pour s’étendre ensuite à l’aspect physique. »

Pour celui qui a remporté trois des quatre dernières éditions de Monte-Carlo, dont la plus récente le mois passé, une réduction du nombre de joueurs entraîne nécessairement une baisse du spectacle proposé. Tsitsipas souligne que « lorsque les meilleurs joueurs sont affectés par ce genre de problèmes, c’est tout le sport qui en souffre. » « D’autant plus que ces tournois méritent que les meilleurs athlètes puissent y participer, en pleine forme, dans de grands stades et devant un large public. » Un privilège qui, selon Tsitsipas, risque de s’estomper, qu’il apprécie ou non cette évolution.