Dans une période de turbulences pour le Stade Toulousain, Ugo Mola, leur entraîneur principal, a pris la parole pour clarifier la situation entourant l’affaire Jaminet et les critiques croissantes concernant le plafond salarial. Ce contexte survient alors que l’équipe se prépare à affronter Sale en huitième de finale de la Champions Cup ce week-end.
Prise de position d’Ugo Mola
Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, Ugo Mola a abordé les reproches qui visent le Stade Toulousain concernant une supposée infraction au plafond salarial dans le cadre du transfert de Melvyn Jaminet. Dans son discours, Mola a souligné sa confiance inébranlable envers le président du club ainsi que l’organisation en place. Bien qu’il reconnaisse la frustration que peuvent engendrer les critiques, il estime nécessaire de laisser les discussions se dérouler, malgré l’agacement que cela peut engendrer.
Selon Mola, bien que les médias aient leur propre interprétation, il juge souvent leurs interrogations comme pertinentes et intégrées au jeu. Toutefois, il exprime une certaine exaspération face aux avis tranchés, notamment ceux provenant de divers acteurs du rugby, allant des collaborateurs à certains entraîneurs. Pour lui, ces opinions catégoriques précèdent souvent une décision officielle ou une justification à venir de la part des instances dirigeantes.
Défis médiatiques pour Toulouse
Ugo Mola a admis que le Stade Toulousain avait, selon lui, perdu la première bataille médiatique, tout en espérant un renversement de situation lors d’une « deuxième mi-temps ». Cette déclaration fait référence à l’offensive médiatique à laquelle le club doit faire face.
L’affaire est centrée sur l’irrégularité détectée lors du transfert du joueur Melvyn Jaminet, passé de Perpignan à Toulouse en 2022. Le Stade Toulousain a été sanctionné d’une amende de 1,3 million d’euros pour avoir tenté de contourner les règles du salary cap. L’indemnité de 450.000 euros prévue pour compenser le transfert de Jaminet n’a pourtant jamais été reçue par le joueur.
Le sujet a été un point de discorde, notamment lors de la récente élection de la Ligue nationale de rugby, remportée par Yann Roubert du LOU. Certains dirigeants du rugby professionnel ont jugé l’amende de Toulouse comme insuffisante, surtout en comparaison avec les sanctions passées infligées à d’autres clubs comme Montpellier.
Le président de l’UBB, Laurent Marti, a exprimé son mécontentement en rappelant qu’une sanction antérieure pour un cas similaire avait été beaucoup plus sévère. Il aspire à une plus grande clarté lors de la prochaine phase de cette affaire afin de rétablir l’équilibre et, peut-être, de permettre au Stade Toulousain de présenter sa version des faits de manière convaincante.