Après le « petite salope », Thomas Ramos encore accusé

Thomas Ramos de nouveau accusé après l’incident du « petite salope »

Suite à l’incident survenu entre Joe Marler et Thomas Ramos, un membre de l’équipe des Harlequins a fait part de ses réserves concernant l’attitude de l’arrière du Stade Toulousain au cours du match.

Thomas Ramos peut ne pas être le premier nom qui vient à l’esprit des concurrents quand ils évoquent les menaces au sein de l’effectif du Stade Toulousain, car il se retrouve moins dans le radar comparé à Antoine Dupont et Romain Ntamack. Néanmoins, cet international, capable de jouer à l’arrière comme en position d’ouvreur, possède un talent certain pour se rendre indispensable sur le terrain.

Ce fut notamment le cas lors du match de demi-finale de la Champions Cup où Toulouse a pris le dessus sur les Harlequins, un match qui s’est joué le week-end précédent. Un incident impliquant Ramos et Joe Marler, le pilier anglais, a tourné à l’avantage de Toulouse. Suite à une altercation légère avec Ramos, Marler lui a infligé une tape derrière la tête. Ce geste a coûté cher à son équipe qui a vu une pénalité décisive être retournée contre eux en toute fin de partie.

Connue pour son attitude directe et sans filtre, Marler n’a pas hésité à exprimer clairement sa pensée à Ramos, l’insultant ouvertement en termes peu élogieux, révélés par la lecture labiale, et incluant la phrase offensive « Espèce de petite salope… »

Ramos, perturbateur de premier ordre

Il semble que Thomas Ramos ait acquis une certaine renommée pour son habileté à déstabiliser ses adversaires, comme l’a souligné Andre Esterhuizen, le centre des Harlequins, durant une intervention dans le podcast Ball Carriers. « C’est probablement l’un des joueurs les plus exaspérants à affronter sur un terrain », a déclaré le joueur sud-africain, cité par Rugbyrama, ajoutant que lors d’une rencontre précédente (au stade des phases de poules), Ramos avait réussi à dominer Marcus Smith en le sortant de ses gonds, utilisant des tactiques de déstabilisation telles que le taquiner et le retenir. Esterhuizen rapporte même avoir discuté avec Smith avant le match pour savoir si ce dernier allait laisser Ramos l’affecter à nouveau.

C’est finalement Marler qui a succombé à la pression. « Il restait trois minutes à jouer, et je pense que c’était un moment déterminant, se rappelle Esterhuizen. Si nous avions réussi une touche et marqué grâce à un maul, nous serions restés dans la course avec encore une minute pour essayer de marquer à nouveau. Les Harlequins, tout comme Bristol, sont parmi les rares équipes capables d’enregistrer un essai en une minute. Mais il y a des joueurs qui excellent à vous perturber mentalement. Et la faute de Marler n’était clairement pas le choix le plus judicieux. »