Lors de la confrontation entre le RC Lens et le LOSC, Bruno Retailleau a exprimé des préoccupations au sujet de supposées violences, mais les faits semblent contraster avec ses déclarations. Le ministre de l’Intérieur pourrait avoir amplifié les événements, soulevant des questions quant à la gestion des supporters.
LOSC-RC Lens : Des chiffres d’interpellations surestimés
Dimanche passé, à l’occasion du match entre Lille et le RC Lens, Bruno Retailleau avait évoqué que les forces de l’ordre affrontaient des « supporters violents ». Il avait aussi affirmé qu’il y avait eu « une vingtaine d’interpellations », une annonce qui a fait sensation sur son compte X, dans le cadre de ses efforts pour contenir les ultras, notamment ceux de l’ASSE.
Cependant, des informations publiées par Actu.fr révèlent que ces déclarations étaient inexactes : une seule interpellation a été recensée, et elle concernait une personne trouvée en possession d’un artifice et accusée de jet de projectile. Cette personne a été condamnée à une amende de 450 euros et à une interdiction de stade pour une durée de six mois.
Le désaccord du parquet de Lille avec Retailleau
Contrairement aux déclarations du ministre, il n’y a eu aucune attaque envers les CRS ni d’incidents majeurs. Ce contraste entre la version officielle et la situation réelle a surpris plus d’un. Alors que Retailleau cible les groupes ultras depuis plusieurs semaines, ces fausses accusations pourraient nuire à son image.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Plusieurs femmes supporters du RC Lens ont rapporté avoir subi des fouilles excessives, et l’une d’entre elles a même porté plainte pour agression sexuelle. Ces incidents sérieux n’ont pas encore été abordés publiquement par le ministre.
Entre une communication possiblement précipitée et les faits juridiques avérés, l’approche du ministre est remise en question. En pleine discorde avec les groupes ultras, ce nouveau scandale pourrait fragiliser davantage la position du gouvernement face aux supporters.