Récemment, une affaire délicate impliquant le Stade-Toulousain a attiré l’attention du monde du rugby français. C’est le journaliste de RMC Sport, Wilfried Templier, qui a mis en lumière les répercussions potentielles pour le club en lien avec l’affaire Melvyn Jaminet.
Les risques financiers et sportifs pour le Stade-Toulousain
Le club de rugby de Toulouse pourrait non seulement faire face à une amende considérable, mais également à une pénalité sur le plan sportif. Le montant de l’amende s’élève à 1,3 million d’euros, mettant ainsi le club sous pression pour régulariser sa situation.
La chronologie de l’affaire Jaminet
En 2022, le Stade-Toulousain a recruté le joueur arrière Melvyn Jaminet, qui était sous contrat avec l’USAP, sans racheter les deux années restantes de son contrat, d’une valeur de 450 000 euros. Cette somme aurait dû être incluse dans le Salary Cap, mais c’est Jaminet lui-même qui a dû contracter deux prêts bancaires pour combler ce montant. Un arrangement financier mal géré a empêché cette somme d’atteindre le joueur, créant ainsi un imbroglio financier.
Réactions et implications
Début février, Bernard Lemaitre, président de Toulon, a publiquement exprimé ses préoccupations, mettant en exergue l’urgence de résoudre cette situation en raison des difficultés financières de Jaminet. Il a souligné l’obligation morale du Stade-Toulousain de régler cette affaire en remboursant le joueur.
Fin février, un communiqué officiel du Stade-Toulousain a été diffusé. Le club y reconnait la médiation avec la Ligue Nationale de Rugby et réaffirme son engagement à résoudre le problème, tout en précisant que l’origine de la situation est extérieure au club.
Les conséquences possibles pour le club
Au-delà de l’amende financière, le Stade-Toulousain pourrait être confronté à d’autres sanctions si aucune solution n’est trouvée. L’organisme de contrôle A2R explore les différentes options de sanctions, qui incluent amendes, rétrogradation, interdiction de recruter, retrait de points ou exclusion des phases finales. Pour les punitions comme la perte de points ou l’interdiction de participer aux phases finales, toute décision prise après le 31 janvier serait appliquée à la saison suivante.