Nasser Al-Khelaifi - Icon Sport

Nasser Al-Khelaifi du PSG entendu comme partie civile dans l’affaire des barbouzeries

Le 13 mai dernier, Nasser Al-Khelaïfi, la figure centrale du Paris Saint-Germain, a fait objet d’un long interrogatoire dans une affaire d’intrigues dignes d’un film d’espionnage, où son propre téléphone a été piraté. La journée s’est étirée sur près de sept heures d’échanges, durant lesquelles il s’est présenté en tant que victime de cette violation.

Les révélations d’un scandale à grande échelle

Le dirigeant emblématique de l’un des clubs de football les plus réputés au monde n’a pas seulement été contraint de répondre aux questions des enquêteurs; il a aussi pris l’initiative de porter plainte contre des inconnus. Ses accusations sont sérieuses et diverses, englobant de la tentative de chantage à la falsification de ses données personnelles, incluant le vol et l’usage malveillant desdites données, mais aussi des affirmations mensongères gravement préjudiciables à son égard et même des tentatives d’arnaques ficelées contre lui.

Quelques mois auparavant, en juillet 2023, son domicile avait été l’objet d’une perquisition méthodique par les forces de l’ordre, marquant le début d’une série de développements inquiétants. En décembre, une autre figure du Paris Saint-Germain, Jean-Martial Ribes, qui occupait le poste de directeur de la communication, avait vu son nom s’ajouter à la liste des accusés. Ce dernier face aux officiels de la justice, s’est retrouvé dans la tourmente, accusé de faits graves : corruption et manœuvres dans l’ombre visant à influencer des décisions.

L’enquête a mis en lumière des aspects scabreux du football de haut niveau, comme l’a révélé l’attention particulière des enquêteurs sur l’opération de transfert de la star brésilienne Neymar au PSG en 2017. Ce moment charnière, qui avait fait grand bruit dans le monde du football, comportait apparemment des dessous peu reluisants. Les soupçons pèsent sur Hugues Renson, à l’époque figure de la majorité présidentielle, pour avoir possiblement usé de son influence sur Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics de l’époque, dans le but d’alléger le fardeau fiscal du PSG pour cet achat astronomique. Nasser Al-Khelaïfi soutient de son côté que ce transfert, une première en son genre pour un club français, avait en effet ouvert la porte à un dialogue avec le ministère des Finances concernant les implications fiscales de cette opération.

L’ensemble de ces événéments dévoile les dessous complexe et parfois sombres du football professionnel, illustrant comment les enjeux dépassent largement la simple sphère sportive, engageant des manœuvres et pressions à différents niveaux de l’appareil étatique et financier.