Des anciens dirigeantsde la FAF jugés.- Photo by Icon Sport

Justice vise anciens présidents FAF

Ces derniers temps, l’attention s’est vivement tournée vers la Fédération algérienne de football (FAF), alors que ses trois présidents les plus récents se retrouvent sous le feu des projecteurs judiciaires. Kherredine Zetchi, Charaffedine Amara et Dhjahid Zefizef, ainsi que d’autres figures importantes de l’organisation, sont maintenant sous enquête, suscitant de nombreuses questions sur la gestion passée de cette institution centrale dans le paysage sportif algérien.

Investigations sur la gestion de la FAF

Le bureau du procureur d’Alger a ouvert des dossiers d’investigation contre les trois anciens dirigeants de la FAF – Kherredine Zetchi, Charaffedine Amara et Dhjahid Zefizef – les accusant d’avoir outrepassé leurs fonctions et de s’être approprié des fonds publics. Ces accusations s’étendent à de présumées résiliations injustifiées de contrats. L’étendue de l’enquête embrasse aussi des personnages clés de la FAF, parmi lesquels Mounir Debichi, l’ex-secrétaire général, Mohamed Saad, son prédécesseur, et Amine Labdi, qui opérait en tant que manager général de l’organisme.

Au cœur des investigations se trouve la gestion de contrats passés avec des marques d’équipement sportif. Les ex-présidents font face à des accusations de malversation liées à la collaboration avec l’équipementier Adidas ainsi qu’à la gestion du DZ Fan Store associé à la marque New Man. Les moments clés ciblés par ces enquêtes soulèvent des interrogations quant à la probité des dirigeants dans leurs dealings commerciaux et partenariats.

Djahid Zefizef, pour sa part, avait quitté son poste en juillet 2023, après n’avoir pas été élu au sein du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Son échec a été perçu comme un coup porté aux ambitions de l’Algérie de recevoir la CAN 2025, un rêve finalement brisé puisque l’événement a été confié au Maroc. L’avancement de cette enquête est surveillé de près, car il promet de révéler si ces figures influentes du football algérien ont effectivement franchi les limites de la légalité dans l’exercice de leurs fonctions.